Notre position sur Gardasil

Affirmons-le d’emblée, le RQASF ne s’oppose pas à toute vaccination… ni ne les cautionne toutes, sous prétexte que toute vaccination, par le seul fait d’exister, serait bonne et nécessaire.

On observe beaucoup d’émotivité dans nos médias, par exemple sur les ondes de Radio Canada (émission du matin de Marie-France Bazzo) ou encore dans Le Devoir. Il est regrettable que les jugements s’expriment avec presque de la haine, lorsque des parents se font taxer d’être irresponsables (voire criminels!) de choisir de ne pas faire vacciner leur enfant, après avoir pesé le pour et le contre. Tout traitement, tout médicament, entraine des effets secondaires dont certains peuvent être graves. Ces traitements, bien que reconnus, peuvent ne pas convenir à des personnes.

Le cas de Gardasil

En 2007-2008, la campagne de vaccination contre le virus du papillome humain, l’un des virus les plus répandus, est surgie de nulle part : la manière dont cette campagne fut menée pose question. Y avait-il urgence en la demeure? Non. Y avait-il recrudescence inquiétante du cancer du col de l’utérus ? Non.

Notre position est que ce vaccin est probablement inutile. Ne jouons pas la carte de la peur : oui, des jeunes filles sont mortes à la suite de la vaccination; et oui, des femmes sont également mortes après avoir contracté une souche précise de VPH qui, faute de dépistage (test Pap) n’a pas été détecté à temps et s’est développé en cancer malin.

Le saviez-vous ?

Lors de cette campagne de vaccination, il y eut plusieurs non-dits ou omissions. Aussi, saviez-vous que :

  • la très grande majorité des papillomavirus sont éliminés naturellement par notre organisme (plus de 90 % des cas)
  • sur une quarantaine de VPH, une quinzaine aurait un potentiel oncogène (cancérigène) dit à haut risque (INSPQ, 2011, p. 1), dont deux des plus fréquents sont couverts par Gardasil
  • le cancer du col prend plusieurs années voire des décennies avant de se développer (INSPQ, 2011, p. 1)
  • le test Pap peut dépister ce cancer à temps (à condition de passer un test Pap!)
  • le VPH n’est pas le seul facteur responsable du cancer du col; la fréquence augmente chez les femmes : qui ont 60 ans et plus (ce cancer prend du temps à se développer); qui fument; qui ont eu (ou ont encore) plusieurs partenaires sexuels; qui ont vécu plusieurs accouchement; dont le système immunitaire est affaibli; dont le statut socioéconomique est faible (parce qu’elles recourent moins au test pap); qui ont utilisé (ou utilisent) des contraceptifs oraux pendant plus de 10 ans; qui ont pris du Diéthylstilbestrol (D.E.S.) un médicament prescrit aux femmes enceintes entre 1940 et 1971.
  • statistiquement, les personnes qui meurent du cancer du col sont surtout des femmes vivant dans les pays du Sud (pays « pauvres ») et, au Canada, des jeunes femmes autochtones
  • nous ne connaissons pas la durée d’efficacité des vaccins ni ses effets à long terme
  • vaccinée ou pas, le test Pap est recommandé aux trois ans entre environ 21 ans (ou plus tard, selon l’âge des premières expériences sexuelles) et 65 ans

Pour faire un choix éclairé, la population doit avoir accès à une information la plus complète possible, sans argumentaire idéologique ni jugement. Nous réitérons notre position première et abondons dans le sens de plusieurs autres organismes et témoins de la scène : en contexte où les ressources se font rares, pourquoi ne pas plutôt viser une meilleure accessibilité au test Pap?

automne 2015 : Le vaccin Gardasil à nouveau sur la sellette

Comme tous les ans, Gardasil défraie les manchettes dans différents pays du monde, partout où ce vaccin contre certaines souches du VPH (virus du papillome humain) est distribué. À grands frais, rappelons-le, pour les systèmes publics de santé.

Lors de la première campagne de vaccination, le RQASF avait demandé un moratoire et publié un dépliant en réponse à celui du Ministère. Cet automne, au tour de chercheures de l’Université Concordia (Geneviève Rail, Luisa Molino) et McGill (Abby Lippman) de lancer un appel à un moratoire, publié dans Le Devoir. Les 8 raisons invoquées? Cette vaccination est distribuée sans consentement éclairé; des effets indésirables se multiplient; le système de pharmacovigilance est déficient; il s’agit d’une fausse priorité en santé publique; le mécanisme d’action du virus est méconnu; l’efficacité vaccinale n’a pas été prouvée; un marketing frauduleux a été savamment mis en place; et enfin parce que son approbation par Santé Canada fut précipitée. Cette prise de position a été rapportée dans le prestigieux journal British Medical Journal.

La « RÉPLIQUE » à l’appel des trois chercheures ne se fit pas attendre : quelle irresponsabilité! ont clamé 35 médecins de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC). Nous sommes « Contre la loi du silence » ont ensuite clamé dans leur réponse les trois chercheures :

Il y a une telle omertà sur la vaccination dans les milieux médico-pharmaceutiques qu’il est de mise de vouloir faire disparaître l’expérience des effets indésirables graves (ou leur divulgation dans les médias) en répétant que le vaccin est sécuritaire et efficace. (…) Le test Pap demeure le seul moyen bien établi pour détecter le cancer du col de l’utérus et c’est très probablement grâce à lui que l’incidence de ce cancer au Canada a baissé de 1,4 % par année entre 1998 et 2007, c’est-à-dire avant l’arrivée du coûteux vaccin anti-VPH.

En ce qui concerne les manchettes dans d’autres pays, mentionnons certaines en 2015 seulement au Danemark (juillet), en Écosse (octobre) et divers pays d’Amérique latine.

Rappelons qu’en septembre 2011, on apprenait dans la La Presse : « Au moins trois chercheurs du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ) qui ont émis un avis favorable à la vaccination contre le virus du papillome humain (VPH) et qui ont amené le gouvernement à instaurer un programme national de vaccination ont déjà été financés par les fabricants des vaccins… »


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