La mission des organismes est menacée

À la question : « Est-ce qu’il arrive à l’organisme de se détourner de sa mission première? », 36 % des groupes répondent par l’affirmative . Selon le comité consultatif de la recherche, ce pourcentage révèle une réalité contrastée. Le comité est convaincu de la volonté des groupes de ne pas se détourner de leur principale mission, mais il croit fermement qu’il est devenu difficile de lui donner la priorité. Les organismes éprouvent de véritables tiraillements, car la situation de nombreuses participantes les force à adopter une approche plus individuelle d’écoute et d’intervention.

La mission des groupes de femmes réside dans la prévention, la mobilisation, la promotion de la santé et le soutien aux femmes, et non dans les soins médicaux et spécialisés. L’intervention est faite selon une approche collective d’empowerment et non selon une approche individuelle.

« Dans une activité de groupe, il y a souvent 8 femmes sur 10 qui ont des problèmes de santé mentale. Même si nous réussissons à ne pas nous détourner de notre mission de base, nous ne pouvons pas nier que c’est plus difficile qu’avant, car les cas de détresse augmentent ».

Le dumping, l’augmentation des demandes en santé mentale (le nombre de femmes affligées de problèmes de santé mentale et de problèmes psychiatriques est en hausse), l’augmentation du nombre de participantes dont les besoins primaires ne sont pas comblés et la nécessité de faire plus de suivis individuels, tout cela fait en sorte que la mission originale des organismes est menacée.

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