La santé mentale

Parler de santé mentale provoque souvent un malaise, le sujet étant encore tabou de nos jours. Un sondage d’opinion réalisé en 2007 montre que pour la majorité de la population canadienne, les expressions « santé mentale » et « maladie mentale » sont synonymes. Même amalgame en France, « santé mentale » étant associé à des termes connotés négativement : dangerosité, folie, mal-être. Force est d’admettre qu’il existe une confusion. Bizarrement, la santé renvoie à la maladie, à des problèmes; on confond santé mentale et troubles psychiatriques. À cause des tabous entourant le « mental », les personnes vivant avec des déficiences ou des handicaps mentaux sont stigmatisées, voire exclues de la société.

Cette section expose les positions théoriques sur lesquelles se fondent nos analyses. Il s’attache à définir le concept de santé mentale. Il présente la vision globale et féministe de la santé et situe le contexte politique, en lien avec les réformes de la santé, la communautarisation des services et leurs impacts sur les organismes communautaires.

Santé mentale au Québec : origines de notre enquête

Aucune étude ne documente le changement de profil des participantes qui fréquentent les groupes membres du RQASF ou des organismes communautaires de femmes en général. Aucune étude non plus ne discute des conséquences de la réforme du système de santé et de l’accroissement des problèmes sociaux et des problèmes de santé mentale des participantes sur […]

Inégalités sociales et santé mentale

Au Québec comme ailleurs, les inégalités sociales s’accroissent depuis les années 19801. Cette situation affecte directement les conditions de vie et la santé de la population, tout particulièrement certaines catégories sociales minoritaires ou marginalisées. La documentation disponible indique des effets plus dévastateurs parmi les femmes, et encore davantage parmi celles qui sont immigrantes ou réfugiées2 […]

Santé, maladie, trouble… Le large spectre du « mental »

Ces dernières années, le concept de « santé mentale » s’est renouvelé, du moins dans certains pays anglo-saxons dont le Canada et, par extension, au Québec1. Cette évolution est liée à la volonté de considérer la santé mentale de manière positive et selon une approche globale, et non plus simplement comme une absence de maladie […]

Ancrages biopsychosociaux de la santé et de la maladie

Des facteurs tant psychologiques et sociaux que biologiques déterminent la santé comme la maladie. Sur le plan biologique, il faut reconnaitre le rôle des hormones (sérotonine, dopamine, etc.) qui peuvent expliquer une partie des problèmes de comportement, des problèmes d’humeur et des maladies mentales. Différents facteurs, dont bien sûr la génétique, expliquent les taux d’hormones […]

Femmes et santé mentale, une histoire de pouvoir

Au XIXe siècle, le corps des femmes était objet d’expérimentation pour la médecine en développement. On considérait que la biochimie et les hormones des femmes, différentes de celles des hommes, étaient la cause principale de leurs comportements et de leurs maux. Les débuts de la gynécologie, une science dont le but annoncé est de soigner […]