Lydya Assayag

Profil professionnel

Directrice

Réseau québécois d'action pour la santé des femmes

Mme Lydya Assayag est avocate, médiatrice, chercheure, enseignante, poète et musicienne. Diplômée de l'Université de Montréal et de l'Université d'Ottawa, elle est, depuis 1982, membre du Barreau du Québec et depuis 1990, membre du Barreau de New York. Parlant cinq langues y compris la LSQ (Langue des Signes du Québec ), Mme Lydya Assayag est spécialiste dans la défense des droits, l'éducation et les missions humanitaires. Donner une voix à celles qui n'en n'ont pas a toujours été au centre de ses préoccupations et de ses actions.
Elle s'est longtemps impliquée dans la défense et la protection des enfants ainsi que des victimes de violence en tant que conseillère juridique et éducatrice bénévole auprès des groupes de femmes, en tant que maître d'œuvre du dossier des «Orphelins de Duplessis» et en tant que membre du Comité d'étude sur les abus des enfants institutionnalisés de la Commission du droit du Canada. Elle a aussi occupé le poste de chercheure pour l'UQAM sur la santé mentale au travail dans une approche d'analyse différenciée selon le sexe, et pour l'Association du Barreau Canadien sur la discrimination systémique et l'accessibilité à la justice.

Parallèlement à son implication communautaire, ses douze années comme déléguée («juge administratif») et porte-parole du Protecteur du citoyen, lui ont permis de se sensibiliser aux besoins des femmes sous une multitude de réalités sociales: la santé mentale, la violence conjugale, le harcèlement sexuel, la délinquance, la toxicomanie, les maladies professionnelles, le retrait préventif de la femme enceinte, l'immigration…
Grâce à son expertise de quatre ans comme enquêtrice et médiatrice à la Commission des droits de la personne et de la jeunesse du Québec et au «Human Rights Commission» de l'état de New York, elle est spécialiste en matière d'exclusion, de discrimination, de vécu des membres des communautés Autochtones, culturelles et des personnes handicapées.

Sur le plan international, elle a occupé pendant un an le poste de professeure-invitée à la faculté de droit de l'Université Nationale du Rwanda. Elle enseigne la médiation à l'Université de Sherbrooke et depuis 10 ans à l'École du Barreau du Québec. Toujours au Rwanda, elle a dirigé pendant 18 mois le «Projet de Renforcement de l'État de Droit», de coopération internationale belgo-rwandaise pour la justice du génocide, en gérant un budget de 5 millions de dollars.

Forte d'une expérience de vingt ans dans le service de première ligne et dans le règlement des conflits, elle s'est dorénavant donné pour objectif de mettre ses connaissances au service d'une approche préventive plutôt que curative.