Campagne Rouge #LaVieEnRouge

Campagne Rouge #LaVieEnRouge

Une campagne de sensibilisation du RQASF

Faire des choix environnementaux a toujours été important pour moi, c’est la raison pour laquelle, j’utilise une coupe menstruelle et des serviettes hygiéniques réutilisables, depuis plus de 20 ans. il n’est pas toujours évident de s’équiper de tel matériel lorsque l’on souhaite commencer, puisque c’est dispendieux… par contre à long terme ça fait une grande différence pour l’environnement et pour le budget! L’inconvénient est d’être en mesure de vider ma coupe menstruelle dans les toilettes publiques, il n’y a pas d’installation qui permet d’utiliser convenablement ce genre de matériel… peut-être que si les endroits publics étaient plus adéquats à ce niveau, il y aurait plus de femmes à l’aise de les utiliser.

Mia, Victoriaville

Cette campagne est nécessaire pour briser les tabous.

Valérie, Longueuil

À 13 ans, en visite chez des amis de mes parents, j’ai eu mes règles. Ce n’était pas la première fois, mais je n’avais aucune serviette « au cas où », avec moi, n’ayant pas pris l’habitude à cet âge d’en traîner avec moi. Mon père, qui n’était pas à l’écoute de mes besoins, a fait la sourde oreille lorsque je lui ai demandé discrètement qu’il fallait en acheter. Donc, trop gênée pour demander à quelqu’un d’autre, j’ai fini par devoir voler une serviette sanitaire dans l’armoire de la salle de bains chez qui nous séjournions (heureusement, elle en avait!).

Catherine, Québec

Je n’avais plus d’argent, alors j’ai dû utiliser des essuie-tout hyper absorbants!  Mon intervenante est venue à mon secours avec des serviettes sanitaires.

Amanda, Longueuil

Je trouve que c’est une très bonne initiative.  Quand j’étais plus jeune, personne n’a fait mon éducation de ce côté et pour moi les menstruations ont été un gros choc! Je ne voulais pas passer par là, par peur et méconnaissance! 

Natacha, Longueuil

À 15 ans, j’ai séjourné avec ma famille dans une maison pour femmes victimes de violence, et nous n’avions pas les sous pour nous procurer ni de la nourriture, ni des produits d’hygiène. Nous avions dû quitter d’urgence notre maison et les ressources étaient maigres. La maison d’hébergement fournissait le logis et la nourriture. Par contre, j’aurais apprécié, à ce moment, qu’on nous remette gratuitement certains articles pour nos besoins de base, comme des serviettes sanitaires.

Catherine, Québec

Je m’appelle Justine. J’ai 18 ans. Je vais au CEGEP à temps plein et je travaille le reste du temps. J’ai une voiture que je dois entretenir et je dois subvenir à mes besoins de tous les jours. Ma réalité financière est très précaire, mon employeur me donne les heures qu’il peut et je dois faire face à la réalité des fin de sessions. Le mois dernier, quand est venu le temps de payer mes serviettes hygiéniques, j’ai réalisé que je n’avais presque plus d’argent et que ma paie n’arriverait pas avant des jours, j’étais paniquée. J’ai emprunté quelques produits à des amies mais leur réalité n’est pas très différente de la mienne. J’ai alors demandé à mes parents si encore une fois ils pouvaient me dépanner. Ce n’est pas facile d’insérer ces dépenses dans mon budget. Je ne crois pas que les hommes ont beaucoup à se soucier, c’est pourquoi j’ai accepté de témoigner à la Campagne Rouge.

Justine

Morceau de vêtements, essuie-tout, bas… les filles sont ingénieuses quand elles sont menstruées et n’ont pas les moyens d’acheter des serviettes ou des tampons! C’est inacceptable.

Marie-Josée, Saint-Hubert

J’approuve totalement votre démarche qui aide les femmes à assumer leurs besoins et leur corps! C’est tout à fait pertinent de sensibiliser les gens aux coûts de l’hygiène féminine.

Johanne, Longueuil