Dans la catégorie Parodie des canons de beauté, Galia Slayeb frappe fort, et sa Barbie-siliconée-surdimensionnée-sous-alimentée remporte la palme mensuelle du meilleur plaidoyer pour une mode en santé. Question : À quoi pourrait bien ressembler Barbie dans la vraie vie? Réponse : 6 pieds, 39 (tour de poitrine),18 (tour de taille), 33 (tour de hanches).

Galia Slayeb: "The Scary Reality of a Real-Life Barbie Doll"

When I was a little girl (…) Barbie represented beauty, perfection and the ideal for young girls around the world. At least, as a seven-year-old, that is what she was to me.

C’est en cherchant un moyen de faire prendre conscience de l’impact des troubles alimentaires sur les jeunes filles, et des problèmes liés à leur image corporelle, que Galia Slayeb a construit de toutes pièces cette étrange poupée mannequin. Frustrée d’avoir abandonnée son équipe de cheerleading, confrontée à des troubles de l’alimentation, frustrée du contrôle que ces derniers exerçaient sur sa vie, la jeune femme voulait réaliser quelque chose susceptible de transformer l’apathie en action, et l’ignorance en prise de position. Le résultat et les réactions qu’il suscite dépassent les plus folles attentes de Galia. Vêtue de l’uniforme (sic) de sa créatrice (à l’époque où celle-ci souffrait d’anorexie), cette Barbie plus vraie que nature est à la fois : le témoin d’un drame silencieux, l’image choc de ce que n’est justement pas une mode en santé, un outil de sensibilisation qui va droit au but.

Despite her bizarre appearance, Barbie provides something that many advocacy efforts lack. She reminds of something we once loved, while showing us the absurdity of our obsession with perfection.

Galia Slayen: ‘The Scary Reality of a Real-Life Barbie Doll’

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Aide-mémoire

Depuis bon nombre d’années, le moule de l’extrême minceur, le « style anorexique » perdure. Ce modèle entretient les stéréotypes de la femme fragile et infantile. Du même coup, ces images stéréotypées
laissent supposer que, étant hors normes, les femmes de forte taille sont anormales ; ces images entretiennent également l’idée que ces femmes ne sont pas séduisantes. Qu’on le veuille ou non, qu’on le fasse consciemment ou non, ce diktat du modèle minceur nous conduit souvent à adopter des attitudes négatives vis-à-vis des personnes de forte corpulence.

– Réseau québécois d’action pour la santé des femmes (RQASF)