5 vérités sur les diètes amaigrissantes

Capture d'écran, campagne Believe, pub Weight Watchers

La question du poids préoccupe, tourmente même, notre société.  Dans un environnement qui valorise la minceur et discrédite les personnes obèses, les pressions sociales pour maigrir augmentent le sentiment d’urgence à devoir contrôler son propre poids et ce, jusqu’à l’obsession. Cette obsession de la minceur dans notre culture génère ainsi une préoccupation excessive à l’égard du poids corporel.

La nouvelle campagne de Weight Watchers bat son plein sur les ondes de la télé québécoise. Profitons-en pour rappeler quelques vérités de base concernant les diètes amaigrissantes.

1. Les diètes présentent des risques pour notre santé physique

La plupart des diètes sont associées à des carences en vitamines et minéraux ou en énergie, ou encore à différents effets secondaires tels que la déshydratation, la fatigue, la difficulté à se concentrer, des troubles digestifs, une perturbation hormonale, etc. Notre corps a besoin de l’énergie, des vitamines et des minéraux fournis par les aliments pour bien fonctionner. En le privant de nourriture, on l’expose à différents problèmes de santé.

2. Les diètes présentent des risques pour notre santé mentale

Le fait de se priver, et ce, malgré la sensation de faim, nous amène à développer une relation négative avec la nourriture et le plaisir de manger. Dans certains cas, la nourriture devient une telle préoccupation qu’elle prend la forme d’une obsession, qui peut amener le développement de troubles de comportements alimentaires (anorexie, boulimie). De plus, les nombreux échecs rencontrés par les personnes qui suivent des diètes amènent une détérioration de l’estime de soi.

3. Les diètes ne sont généralement pas efficaces et peuvent mener à un gain de poids

Bien qu’elles réussissent parfois à perdre du poids à court terme, la majorité des personnes qui suit des diètes finit en général par reprendre le poids perdu – et même plus ! — à long terme. Le corps réagit à une diète de la même manière qu’à une famine : en réduisant sa consommation d’énergie. Lorsqu’on recommence à manger comme avant, ou plus qu’avant à cause de la privation qu’on s’est imposée, notre corps a tendance à entreposer sous forme de graisse les calories qu’il reçoit enfin. On reprend donc le poids perdu et souvent davantage.

4. Les diètes peuvent nous amener à perdre du muscle et non des graisses

Les diètes restrictives promettent généralement une perte de poids très rapide. Toutefois, une perte de poids très rapide s’explique généralement par une déshydratation et une perte de masse musculaire plutôt que de graisses. Une perte de poids graduelle (1 à 2 livres ou 0,5 à 1 kilo par semaine maximum) favorise la perte de graisse et non de muscle.

5. Au lieu de suivre des diètes, nous aurions TOUS avantage à améliorer nos habitudes de vie

L’apparition et l’évolution des maladies dépendent d’une multitude de facteurs autres que le poids (hérédité, habitudes de vie, etc.). Par contre, l’amélioration des habitudes de vie (saine alimentation, activité physique) diminue le risque de développer des maladies chez les personnes de tous gabarits.

Morale de l’histoire : plutôt que de consacrer nos énergies à essayer de maigrir à tout prix, pour nous conformer à un modèle corporel unique, nous aurions avantage à améliorer nos habitudes de vie. Le gain de poids est la manifestation du problème, pas le problème en soi. N’oublions pas qu’il est naturel, dans une population, de retrouver des individus aux silhouettes variées. N’oublions pas non plus que l’adoption de saines habitudes de vie, comme manger sainement et être plus actifs, contribue à améliorer la santé, peu importe la silhouette.


Fannie Dagennais, directrice d’ÉquiLibre.

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